Loi Carrez et jurisprudenceLa responsabilité de l'expertLa Cour d'Appel de Paris (arrêt du 22 janvier 2004, affaire Pheloux/Schneegans) précise les modalités de dédommagement de l'acquéreur lorsqu'une vente a eu lieu sur la base d'une surface certifiée supérieure de plus de 5% à la surface exacte. La Cour condamne l'expert à payer au vendeur la somme de 6000 euros correspondant à la perte de chance pour le vendeur de vendre son bien au même prix s'il avait disposé d'une attestation de surface exacte. En revanche la Cour rejette la demande du vendeur d'être dédommagé par l'expert sur la base de l'indemnité de diminution de prix correspondant à la différence entre la superficie exacte (98,87m2) et la superficie certifiée (104,10m2). La Cour estime en effet que le vendeur n'apporte pas la preuve qu'il aurait pu vendre son bien au même prix s'il avait disposé d'une attestation de surface exacte. La Cour condamne donc le vendeur à payer à l'acquéreur 20518 euros correspondant à l'indemnité de diminution de prix. Les caves aménagéesLa Cour d'Appel de Paris (arrêt du 8 novembre 2001, affaire Malet/Beaudoux)
statue qu'une cave aménagée ne peut être incluse
dans la surface privative selon la loi Carrez. D'autre part la Cour statue que le notaire n'a pas commis de faute : il n'est pas tenu de visiter les biens dont il établit l'acte de vente, ni de contrôler la surface qu'il y mentionne.
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