La loi 96-1107 du 18 décembre
1996 ('loi Carrez') impose la mention de la surface privative dès la promesse
de vente d'un lot privatif de copropriété.
Bien que dans
l'absolu ils puissent effectuer par eux-mêmes le métrage, il est
conseillé aux propriétaires de confier ce travail à un professionnel.
En effet la détermination de la surface privative au sens de la loi Carrez
requiert une technique spécifique.
De plus les textes réglementaires, par leur brièveté, laissent
une place à l'interprétation, et seule la connaissance de la jurisprudence
permet de les préciser.
La 1ère étape est la réalisation des mesures à
l'aide d'un lasermètre. La 2ème étape est la modélisation
du bien sur un logiciel de CAO qui calcule les surfaces en même temps qu'il
tire le plan des locaux. Cette méthode réduit les risques d'erreur,
toute incohérence de mesure étant détectée sur le
plan.
Le certificat que nous remettons au client comprend le détail des surfaces pièce par pièce et le plan du bien (exemple). En annexe nous joignons les superficies des locaux qui ne sont pas comptabilisés dans la surface privative (balcons, ...), mais ont une influence sur le prix de vente du bien.
Remarque : si la surface indiquée sur l'acte de vente
s'avère supérieure de plus de 5% à la surface réelle,
la loi Carrez autorise l'acheteur à obtenir une remise proportionnelle
du prix de vente. La réciproque n'est pas vraie : si l'erreur est en faveur
de l'acheteur, le vendeur ne peut exiger en vertu de la loi Carrez une augmentation
du prix de vente.
Tous les biens en copropriété sont soumis à la loi Carrez, y compris la maison individuelle lorsqu'elle se trouve construite sur un terrain (ex : lotissement) en copropriété. Ce type de copropriété est désigné sous le nom de copropriété horizontale (ou de sol) en opposition à la copropriété verticale qui régit les immeubles.
Depuis l'entrée en vigueur de la 'loi Boutin' (loi 2009-323 du 25 mars 2009, article 78), la mention de la surface habitable est requise dans le contrat de location d'un logement.
La surface habitable d'un logement est définie par l'article R111-2 du Code la Construction et de l'Habitation comme 'la surface de plancher construite, après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d'escaliers, gaines, embrasures de portes et de fenêtres ; le volume habitable correspond au total des surfaces habitables ainsi définies multipliées par les hauteurs sous plafond. Il n'est pas tenu compte de la superficie des combles non aménagés, caves, sous-sols, remises, garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs au logement, vérandas, volumes vitrés prévus à l'article R*. 111-10, locaux communs et autres dépendances des logements, ni des parties de locaux d'une hauteur inférieure à 1,80 mètre.'
La définition de la surface habitable a inspiré la définition de la surface 'loi Carrez', qui en est une version simplifiée.
Le conseil de faire calculer par un professionnel la surface 'loi Carrez'
est aussi valable pour la surface habitable.
Les résultats du calcul
de ces deux surfaces diffèrent parfois (pour un appartement néanmoins,
dans la majorité des cas, la surface habitable est égale à
la surface 'loi Carrez').